RAPPORT SUR LE KASAÏ : RA’AD AL HUSSEIN EN CAMPAGNE SOLITAIRE DE VENGEANCE ?

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Comme le 21 juin 2017 à Genève dans une de ses déclarations sur une milice dite « Bana Mura » qui aurait sévi au Kasaï, du nom des unités formées dans un centre militaire situé dans la cité de Mura à quelque 12 Km de Likasi dans l’ancienne province du Katanga, le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme récidive cette fois-ci dans un rapport séditieux et clandestin, toujours dans l’espoir de couler le Gouvernement avec des accusations d’éliminations aux contours ethniques. Au fait, Al Hussein et ses soutiens chercheraient à sa venger après leur échec face au bloc africain autour de la RDC dans la bataille de Genève pour la commission ou pas d’une enquête internationale aux Kasaï.

 

Aussi surprenant et révoltant qu’il puisse être, le tout dernier rapport publié par ZeidRa'ad Al Hussein, Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, sur les violences au Kasaï n’étonnerait que les naïfs. Ceux qui connaissent le dossier ne seraient surpris, à la limite, que par la gravité des faits qu’il y rapporte au terme d’une enquête pour le moins clandestine et à la fois partielle, partiale et orientée. Le tout, manifestement, pour les besoins d’une cause qui n’est plus à démontrer, mais qui, cette fois-ci, semble charrier un relent de vengeance de cette haute autorité d’une structure internationale qui n’a pas gobé son échec dans la bataille de juin dernier autour de la commission ou pas d’une enquête internationale, justement sur les événements dans l’espace kasaïen.

 

Un rapport clandestin, partiel et partial

On peut, à juste titre, s’interroger aussi bien sur l’opportunité, l’objectivité que la finalité d’un tel rapport pour une enquête qui n’a pas été officiellement ordonnée et qui s’est déroulée en marge de la décision unanimement prise pour la désignation d’experts internationaux qui doivent accompagner la justice militaire congolaise dans les enquêtes attendues. C’est, d’ailleurs, le 19 juillet dernier que les trois enquêteurs ont été désignés et doivent gagner la RDC le 3 septembre prochain pour commencer leur travail.

Il n’empêche que dans l’enquête qu’il a diligentée en solo, ZeidRa'ad Al Hussein avance des accusations gravissimes tendant à insinuer des crimes raciaux qui auraient visé à éliminer une ou des ethnies au profit d’autres dans la seule province du Kasaï, alors que les événements déplorées ont touché quatre provinces au totale. Des accusations dégagées des témoignages de 90 personnes seulement interrogées dans des camps de réfugiés en Angola pour des événements couvrant la période du 12 mars au 19 juin 2017, soit quelques trois mois et une semaine seulement pour des événements qui dataient de près d’une année depuis août 2016 et qui, comme dit plus haut, ont couvert quatre provinces, soit le Kasaï, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental et la Lomami.

D’ailleurs, cette période devrait être reconsidérée si l’on s’en tient aux témoignages des réfugiés de l’Angola qui avaient fui leurs villages de Kamonya quelques jours seulement après l’attaque de leurs contrées pour traverser la frontière avant que celle-ci ne soit fermée par les autorités angolaises, les coupant ainsi de tout ce qui a pu continuer à se poursuivre derrière eux.

 

Les rivalités interethniques séculières occultées

Par ailleurs, et ainsi que l’indique le Gouvernement dans sa réaction, le rapport fait totalement fi de la vraie réalité des événements qui se sont déroulés dans la province du Kasaï et qui ont prospéré sur le terreau des antipathies et autres rivalités interethniques quasi séculières dans cette partie du pays. Ici, en effet, vivent comme chien et chat plusieurs ethnies comme les tshokwe, les pende, les tetela, les luba, les lulua, etc.

Le déclenchement des événements au Kasaï Central, province essentiellement luba et lulua, ainsi fait lever les boucliers au Kasaï voisin où les autres ethnies (pende, tshokwe, tetela, etc) tendront à se livrer à la xénophobie pour renvoyer les luba et les lulua au Kasaï Central sous prétexte que c’est là-bas qu’ils doivent aller mener leur lutte. Ces relents de xénophobie avaient été immédiatement dénoncés et condamnés aussi bien par les acteurs politiques de la province que par les autorités étatiques. Le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’intérieur et sécurité avait d’ailleurs séjourné plusieurs jours à Tshikapa pour cette question, et une commission a été mise en place et fonctionne jusqu’à ce jour pour l’organisation d’une conférence provinciale pour la paix et l’unité interethnique. Même si, malheureusement, le mal avait déjà été fait. Mais aujourd’hui, des rencontres communautaires sont menées avec le concours des autorités coutumières pour ramener les esprits aux bons sentiments.

 

Les « Bana Mura », base des accusations de Ra'ad Al Hussein

Le Haut-commissaire des nations-Unies aux droits de l’homme aurait orienté son enquête sur le bon terrain qu’il aurait compris cette réalité. Mais, hélas !, à la place, il a choisi un schéma qui, aujourd’hui, trahi son intention de nuire. En effet, la lecture de ce rapport fait focaliser l’attention sur la fameuse milice dénommée « Bana Mura » présentée comme ayant été formée et armée par les soins des services compétents de l’Etat pour perpétrer des tueries aux contours ethniques. La présence de cet élément dans ledit rapport rappelle la démarche de Ra'ad Al Hussein qui, le 20 juin 2017 à Genève, en plein débat sur la commission ou pas d’une enquête international aux Kasaï, avait porté les mêmes accusations du haut de sa propre tribune, certainement dans le but d’émouvoir l’auditoire et remporter sa petite croisade. Le Haut-Commissaire des nations-Unies aux droits de l’homme, certainement briefé par des forces occultes, savait très bien ce qu’il faisait en avant ce nom pour couler la RDC et ses autorités. En effet, comme nous l’indiquions dans l’une de nos précédentes publications, les « Bana Mura » (les enfants de Mura) sont une appellation bien connue et qui se rapporte, au départ, à la première unité d’élite des forces armées congolaises qui avait composé la toute première garde présidentielle sous M’zee Laurent-Désiré Kabila. Cette unité avait été formée à la cité de Mura située à quelque 12 Km de Likasi dans l’ancienne province du Katanga. Plusieurs autres unités des diverses structures de l’armée sont passées par Mura pour porter également l’appellation de « Bana Mura », au même titre que les « Efoïstes » qui désigne les officiers formés à l’ancienne Ecole de formation des officiers de Kananga (EFO) ou encore les « Saint-Cyriens » en France, etc. Ces différentes promotions de Mura ont bénéficié de la formation d’officiers aussi bien Congolais qu’étrangers, notamment des sud-africains et des belges.

Tout devient donc clair dans la croisade de ce haut fonctionnaire des nations-Unies qui instrumentalise une institution aussi nombre pour se mettre au service de son amour propre et des ennemis de la RDC qui sont prêts à tout pour arriver à leurs fins.

 

PDM

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