PROTESTATIONS CONTRE LA NON-TENUE D’ÉLECTIONS EN 2017 : ŒUVRE DE L’OCCIDENT ET DE SES RECRUES CONGOLAISES

0
0
0
s2smodern

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

Le carillon de la raison voire toute invective à l’objectivité ne suffira pas pour convaincre les protestateurs contre la non-tenue d’élections avant fin 2017 d’organiser leurs mouvements de protestation. Ils le font parce qu’ils ont été recrutés pour ça. N’importe qui peut constater que seuls les organismes et ONG occidentaux de même que le personnel et les structures fantoches et conjoncturelles des Occidentaux impérialistes qui sont opérationnelles en RDC haussent la voix pour protester contre la non-tenue d’élections en 2017.

Au lendemain de la déclaration faite à Paris le vendredi 7 juillet, du Président de la centrale électorale, Corneille Nangaa, des réactions ont fusé de toutes parts dans le camp de l’opposition et de certains organismes et ONGDH. Parmi les organismes qui se sont inscrits en faux contre la déclaration de Corneille Nangaa, il y a l’Institut de recherche en droits humains(IRDH). Son Président, Hubert Tshiswaka, en réaction à cette déclaration du chairman de la CENI, a récemment soutenu qu’ « Il n’y a aucun rapport, il n’y a aucune documentation qui peut soutenir une telle initiative de reporter les élections », s’interrogeant sur quoi Corneille Nangaa se basait pour annoncer le report d’élections.

Conséquence prévisible d’une décision imposée

Il était prévisible, après la signature de l’accord de la Saint Sylvestre que les élections ne seraient pas tenues en 2017. Seul le document de travail apporté par la partie prenante « Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement » selon l’acceptation de la prédation impérialiste de la RDC avait été pris en compte. Ce document était basé sur les résolutions du conclave du Rassop d’octobre 2016 et conforme aux recommandations de l’ONG, Human rights watch, adressées aux experts du Conseil de sécurité des Nations unies, venus en novembre dernier s’entretenir avec Joseph Kabila. Et même, contrairement à la promesse de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), il n’avait pas été confronté à l’accord du 18 octobre 2016 qui avait bénéficié de l’apport des experts à la réputation mondiale en faits électoraux fournis par l’Union européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie, la SADC, l’Union africaine tout comme les Nations unies. Sur base des considérations réelles et techniques, ces experts et ceux de la centrale électorale congolaise avaient fixé un calendrier réaliste pour les élections en RDC. Voulant se conformer aux injonctions occidentales qui veulent évincer Joseph Kabila de la présidence au meilleur délai, la CENCO de même que le Rassop ont pesé de tout leur poids pour que l’accord du 31 décembre fixe à avant la fin de 2017 la tenue de l’élection présidentielle ainsi que les législatives nationale et provinciale. Ne voulant pas arriver à une situation où l’effusion de sang surviendrait étant donné l’épouvantail et la menace du chaos après le 31 décembre, les délégués de la MP avaient fait profil bas, se disant sans doute que le temps ramènerait les autres à la raison.

Cet accord aurait eu la chance d’être appliqué sur ce chapitre précis de la tenue d’élections s’il n’y avait pas eu toute cette perte du temps occasionnée par les protestations, les chipoteries et tergiversations pour parachever l’arrangement spécial qui devait sanctionner la mise en œuvre de l’accord, prévue dès janvier 2017. Si l’on tient compte de cette perte du temps, les élections prévues ne pourraient  être organisées qu’en 2018. Le plus curieusement du monde, les protestateurs contre la non-tenue d’élections en 2017 ne tiennent pas compte, dans leur argumentaire, de toute cette perte du temps.

C’est même ce qui fait dire à certains observateurs qu’après la pelle ramassée par toutes leurs tentatives pour mettre les siens aux postes convoités, le Rassop/Limeté a trouvé, en l’exigence de la tenue d’élections en 2017, un argument massue et un terrain d’assaut très favorable pour lancer toutes sortes d’attaques contre Joseph Kabila et exiger son départ du pouvoir si les élections ne sont pas organisées avant la fin de 2017. Pour d’autres observateurs, cette exigence répond aussi au besoin de réaliser une révolution  de couleur en RDC prenant pour appui l’accord du 31 décembre pour faire quitter Joseph Kabila le fauteuil présidentiel.

Sur le catalogue de raisons qui expliquent la non-tenue d’élections en 2017 figurent aussi l’insécurité cultivée ici et là en RDC, mais plus dans la partie médiane de la RDC pensant faire décrier ou récuser le régime d’incapacité à assurer la paix à son peuple. Hélas, l’effet boomerang engendré par la déstabilisation des Kasaï a négativement impacté sur l’organisation de l’enrôlement. Et étant donné qu’on ne peut tenir les élections sans l’enrôlement préalable des électeurs de  cette partie du pays, on ne voit pas comment ceux qui ne jurent que par la tenue d’élections avant la fin de cette année, peuvent avoir raison. Sans compter que les Congolais de la diaspora n’ont pas encore été enrôlés, car ils doivent aussi voter pour la présidentielle ainsi que le prévoit l’innovation apportée à la loi électorale. 

Par ailleurs, dans son argumentaire, à en croire l’AFP, « M. Nangaa a souligné que l'article IV.2 de l'accord de la Saint-Sylvestre prévoyait certes que les parties signataires s'engageaient à l'organisation des élections "au plus tard en décembre 2017", mais aussi que "le Conseil national de suivi de l'accord et du processus électoral, le gouvernement et la CENI peuvent unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement desdites élections…  ».

Un appel au réalisme est ainsi donc lancé aux acteurs politiques congolais pour qu’ils se conforment à la disposition de l’accord du 31 décembre évoquée par Corneille Nangaa. Exiger la tenue en 2017 des élections retenues dans l’accord dans certaines conditions qui ont, plus tard, varié n’est que donner raison à ceux qui accusent les opposants de vouloir appliquer l’agenda occidental et une démonstration de l’irresponsabilité des opposants qui s’activent à embraser la RDC sans bien raisonner sur les conséquences à court et moyens termes. Ces critiques se basent sur la situation sécuritaire actuelle de la RDC après tous les troubles qu’elle a connus. « Il faut », comme l’a si bien dit, Corneille Nangaa, « …maintenant faire une évaluation objective pour fixer les différents délais" nécessaires avant ces scrutins. » 

 

Samy BOSONGO

 

 

 

Actualité

LES USA, LA RDC ET LES DROITS DE L’HOMME : LES VÉR...
20 Juil 2017 15:01 - Redaction OnlineLES USA, LA RDC ET LES DROITS DE L’HOMME : LES VÉRITÉS A SAVOIR
FIXATION DE « LE MONDE » SUR KABILA : APRES LE BAT...
18 Juil 2017 12:11 - Redaction OnlineFIXATION DE « LE MONDE » SUR KABILA : APRES LE BATEAU, LES ANIMAUX !
MOISE KATUMBI TENTE DE BLOQUER SON PROCÈS
20 Juil 2017 09:09 - Redaction OnlineMOISE KATUMBI TENTE DE BLOQUER SON PROCÈS
EN PROCÈS A LUBUMBASHI, KATUMBI DANS UN COMBAT DU ...
19 Juil 2017 14:05 - Redaction OnlineEN PROCÈS A LUBUMBASHI, KATUMBI DANS UN COMBAT DU DÉSESPOIR ?
REPORT DES ELECTIONS : LES EXPERTS DE LA SOCIÉTÉ C...
17 Juil 2017 12:34 - Redaction OnlineREPORT DES ELECTIONS : LES EXPERTS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE INTERPELLENT LA CLASSE POLITIQUE
OUVERTURE CE MERCREDI A LUBUMBASHI DU PROCES EN AP...
18 Juil 2017 17:11 - Redaction OnlineOUVERTURE CE MERCREDI A LUBUMBASHI DU PROCES EN APPEL DANS L’AFFAIRE KATUMBI-STOUPIS
SINDIKA DOKOLO CONDAMNE A 12 MOIS DE PRISON A KINS...
12 Juil 2017 16:42 - Redaction OnlineSINDIKA DOKOLO CONDAMNE A 12 MOIS DE PRISON A KINSHASA

JT et REVUE DE PRESSE

Loading Player...
Watching: JT ET REVUE DE PRESSE (26 videos)
Loading...

.