FATSHI – KATUMBI – KAMITATU – DOKOLO : LE CARRE DE L’INSURRECTION DESORMAIS EN ACTION

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Sindika Dokolo qui plonge officiellement dans la politique active avec des tweets à partir de Luanda, Olivier Kamitatu qui brocarde l’enrôlement des électeurs sur France 24 et annonce des coups de force, Félix Tshisekedi qui s’éclipse de Kinshasa après avoir distillé des propos subversifs et entretenu un mystère sur son déplacement, Moïse Katumbi qui se poste à Marakesh où il accueille ce dernier avec des propos de la même nature, etc., le quatuor de l’insurrection est fin prêt pour déclencher, enfin, le plan qui devait accompagner la campagne du Rassemblement au départ de Genval. Ca va secouer à Kinshasa…

Le fiasco de la marche tant annoncée par le Rassop/Limete n’a-t-il pas été un acte de sabotage interne à ce regroupement politique ? Congovirtuel.org a, dans une analyse oubliée en fin de matinée ce mardi 11 avril, donné les éléments objectifs qui ont conduit à cette triste fin qui montre une perte de vitesse au sein même de cette plate-forme, ou ce qu’il en reste aujourd’hui. Volontairement ou pas, les sociétaires de ce regroupement ont posé des actes qui ne pouvaient que déboucher sur la démobilisation des militants. Résultat : les forces de l’ordre se sont bien ennuyées le 10 avril dernier.

Mais, faut-il tout de suite attribuer cet échec à ces comportements ? Faut-il même parler d’un échec ? Autant de question que tout bon observateur devrait se poser lorsqu’il s’agit du dernier pré-carré de l’opposition radicale en RDC. Ses propres ténors se refusent de parler de tout échec. Certains parlent même d’une grande réussite au motif que la manif a été transformée en ville morte pour éviter des confrontations avec les forces de l’ordre. D’autres encore annoncent de nouvelles manifestations dans les 48 heures, etc.

Bref, on est là face à une nouvelle cacophonie communicationnelle dont l’occurrence, après la précédente qui est toute proche et qui aura été plutôt catastrophique, devrait plutôt pousser à la réflexion. En fin de compte, on n’est pas moins, ici, face à une communication de diversion qui vise à camoufler de nouvelles initiatives, sinon la finalisation de précédents plans pour leur mise en œuvre.

La déconvenue de la Primature a de nouveau fait monter les boucliers et, au Rassop/Limete, on a pas attendu longtemps pour remonter au créneau de l’insurrection. Le déplacement de Félix Tshisekedi, qui est allé rejoindre Moïse Katumbi à Marakesh sous prétexte d’un rendez-vous urgent à l’Union africaine procède de cette nouvelle initiative que des milieux intéressés ici à Bruxelles considère comme « décisive » puisque l’on aurait atteint le « point de non-retour ».

Tous les boucliers sont levés et les loups sortent désormais du bois. Le quatuor des « opérations d’envergure » attendues s’est déjà formé. En effet, Moïse Katumbi a multiplié, ces derniers temps, des déclarations qui indiquent qu’il a définitivement « sauté le pas ». la virée quasi clandestine de Félix Tshisekedi en fait ne nouvel élément pour constituer le quatuor qui n’est plus un trio. Avant, en effet, Moïse Katumbi avait, avec lui, Olivier Kamitatu et Sindika Dokolo.

Si, hier, le gendre du président angolais, Dos Santos, n’apparaissait pas clairement sur les radars de la politique en RDC, aujourd’hui il n’en fait plus mystère. Au contraire, il se perche tellement haut qu’on ne doute point qu’il y a toujours été. Sindika Dokolo a, en effet, posté, dimanche dernier, trois tweets qui en disent long sur son engagement.

Le premier tweet : « Ambiance de fin de règne… Sans institutions, l’avenir de la RDC va se jouer dans la rue. À qui la responsabilité?». Puis le second : «Le respect des accords, des lois et du serment constitutionnel valent mieux qu’un isolement diplomatique». Et le troisième et dernier, toujours dans la même veine : « Ça n’était pas l’année dernière les élections? Soyons sérieux, les déclarations d’intention ne convainquent pas ».

Pour un plongeon dans le bain de la politique, on ne peut en faire mieux.

Le même jour, son ami d’enfance, Olivier Kamitatu, se fendait des déclarations de la même nature, et en trois temps également, dans un journal télévisé de France 24. Dans la première déclaration, il avance : « nous avons évité un bain de sang » pour justifier l’échec de la marche du Rassop/Limete. Mais, venant de la bouche d’un Olivier Kamitatu qui dispose, à Kinshasa, d’au moins 18 groupes de jeunes prêts à lancer une insurrection à tout moment, cette déclaration se lirait comme un repli stratégique pour une action de plus grande envergure.

La seconde déclaration est plus précise dans ce sens : il pose une hypothèque le processus en cours d’identification et d’enrôlement des électeurs, et parle de « fichier fabriqué ». Dans la troisième et dernière déclaration, Kamitatu parle d’opposants en prison, en exil ou décédés, une manière d’attribuer particulièrement la mort d’Etienne Tshisekedi au pouvoir en place alors que lui-même jouit d’une remarquable liberté d’aller et venir malgré ses propos et ses activités.

En plus de ces deux personnages, on ajoute Moïse Katumbi qui s’est, posté à Marakesh d’où il se fend de déclarations de même nature et vient de recevoir Félix Tshisekedi.

Le quatuor étant ainsi formé, l’on devrait s’attendre à une autre dimension des opérations qui vont aller bien au-delà des manifestations politiques.

 

Suites des précédents : remember « mouvements citoyens » à Tshangu et séminaire à l’île de Gorée

Cela ne sera, d’ailleurs, pas une nouveauté puisque plusieurs de ces initiatives ont été débutées sans que l’on en connaisse la suite. A leur nombre, le vieux plan d’insurrection concocté depuis des séminaires de la Tshangu avec des mouvements citoyens congolais encadrés par des jeunes sénégalais avec l’appui, notamment, de l’USAID et de l’Open Society de George Sorros, le milliardaire américain connu pour sa manipulation de ce genre d’organisation pour viser la mainmise sur les pouvoirs et, partant, les marchés d’investissement à travers le monde.

Le même dispositif d’encadrement, élargi à d’autres lobbies politico-affairistes occidentaux avec des ramifications jusqu’au sein des institutions étatiques en France, en Belgique, en Grande Bretagne et aux USA, ce même dispositif donc, se retrouvera à l’île de Gorée sous prétexte d’une rencontre citoyenne pour la cause de la démocratie. La Cenco, qui y avait pris part à travers l’Abbé Léonard Sentedi, alors Secrétaire Général, s’en retira en affirmant que cette rencontre n’avait rien du thème qui avait été avancé, mais ne dira rien de ce vrai thème qui l’avait effarouché.

 

Puis vint Genval, la « grosse caisse »

Le mouvement va se poursuivre et s’élargir jusqu’à Genval où va naître une méga plate-forme qui fera échec au dialogue politique pourtant reconnu et soutenu par la communauté internationale aussi bien du fait que son facilitateur, Edem Kodjo, avait été désigné par l’UA, que de la présence de représentants d’autres organisations internationales (Onu, Oif, Cirgl, etc.) au sein de l’équipe d’accompagnement de ce facilitateur. La grosse machine tendra ainsi à faire table rase des institutions avec son rouleau compresseur qui ne réussira, tous comptes, faits, qu’à obtenir un second round des négociations pour plus d’inclusivité de l’accord conclu à la cité de l’Union Africaine et dont les principes de base évoqués par rapport aux perspectives électorales avaient remporté l’assentiment de la communauté internationale.

Arrêtons-nous à ce niveau pour retenir que, dans le fond, la démarche autour des négociations politiques n’était qu’une sorte de chance que certaines officines avaient voulu y accorder dans l’espoir de voir les choses se clarifier, c’est-à-dire voir ses poulains arriver aux commandes des affaires, même en période pré-électorale. Tout le souhait, tel une obsession, était de faire en sorte que Joseph Kabila ne se représente pas et qu’ainsi, les rênes suprêmes soient à leur portée. Ces lobbies maintenaient, tout de même, leurs fers au feu et, à plusieurs reprises, des initiatives avaient été prises pour déclencher le vrai plan d’insurrection visant à renverser le pouvoir constitutionnellement établi avant même les élections.

 

Kamitatu, Sindika et les groupes des jeunes

Rappelons-nous ici, et à ce stade, mon article publié ici même en date du 3 mars et intitulé « Olivier Kamitatu et Sindika Dokolo préparent un coup d’Etat » (http://www.congovirtuel.org/index.php/photos/149-olivier-kamitatu-et-sindika-dokolo-preparent-un-coup-d-etat). Je révélais, en son temps, que Kamitatu avait monté des groupes (18 au total) de jeunes dont il avait doté des moyens financiers (2.000 dollars par groupe) pour leur préparation à l’insurrection. Avec le concours de son ami d’enfance, Sindika Dokolo, aujourd’hui riche gendre du Président angolais Aduardo Dos Santos, Olivier Kamitatu entreprendra des contacts à Bruxelles et Londres avec des milieux généralement intéressés à ce genre de coups de force.

L’opération projetée devait éclater à Kinshasa avec un appui armé qui devait provenir de groupes positionnés à la frontière entre l’Angola et la RDC. Dans ce coup, Olivier Kamitatu était très impliqué avec la complicité de son ami d’enfance, Sindika Dokolo, dont on ne connaissait pas d’intérêt politique particulier sur son pays, la RDC, qu’il a quitté depuis au moins deux décennies. Mais l’homme vient de tomber les masques à la faveur des derniers développements de l’actualité politique à Kinshasa.

En attendant, rappelons encore que l’opération, qui fut entièrement huilée à partir de Londres et Bruxelles, a, manifestement, été suspendue au regard des avancées qui s’observaient du côté des négociations du centre interdiocésain, mais elle n’a pas manqué d’être évoquée à certaines occasions.

Par exemple, Jean-Marc Kabund, un avoué de Moïse Katumbi qui l’a placé aux commandes de l’Udps, a tenté de compliquer les débats à la Cenco en claquant la porte des négociations. L’objectif était de paralyser la machine de ces négociations pour sublimer l’alternative de l’insurrection. Le 24 mars 2017, Félix Tshisekedi présidait une réunion avec la jeunesse du Rassop/Limete pour des actions de rue qui devaient commencer par le centre interdiocésain le 27 mars si l’accord sur les arrangements particuliers n’étaient pas signés.

En fait de jeunes, il s’agissait des 18 groupes formés par Olivier Kamitatu et que nous évoquions plus haut. À ces 18 groupes étaient associés des représentants des étudiants des universités et instituts supérieurs publics et privés de Kinshasa. Félix Tshisekedi avait alors eu ces mots sans équivoque : «  (…) Nous allons devoir démontrer dans les jours à venir à ceux qui pensent qu’ils ont le pouvoir de nous diriger, de décider sur nous comme ils veulent, quand ils veulent et de faire quoi que ce soit, que nous avons le peuple derrière nous. Nous n’allons pas nous laisser faire, nous allons prendre nos responsabilités parce qu’il y en a qui pensent qu’après le décès du Président Tshisekedi, nous ne valons plus comme nous valions à l’époque où il était là. Nous allons donc devoir leur démontrer qu’ils se trompent, et cela à travers des actions de pression, et pour ça, nous allons nous appuyer sur la jeunesse».

Aujourd’hui donc, tous les ingrédients sont à nouveau réunis et le pogrome tant attendu se précise plus que jamais. N’a-t-on jamais constaté que de toute la campagne sur l’enrôlement des électeurs en vue des prochaines élections, l’aile dure de l’opposition ne s’y est jamais intéressée ?

 

Dossier à suivre…

 

« Léon Kroegell

(Correspondance particulière de Bruxelles)

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